RESULTATS

Bienvenue sur la page des résultats du grand débat :

Demain, des véhicules sans conducteur dans nos vies ? Débattons-en, ensemble !

Le samedi 27 Janvier 2018, 361 citoyens se sont réunis à Rennes, Toulouse, Sophia Antipolis, la Rochelle et Conflans-Sainte-Honorine dans la communauté urbaine du Grand Paris Seine et Oise. Pendant une journée entière, femmes et hommes ont construit collectivement leur point de vue sur l’arrivée des véhicules sans conducteur en France, sur les routes et dans les airs !

Les magazines des résultats sont téléchargeables ici.

Vue d’ensemble des résultats en quelques chiffres

Les pourcentages présentés ici traduisent le nombre de réponses et non le nombre de répondants. Chacune et chacun des participants a disposé de plusieurs voix. Le total des pourcentages n’équivaut donc pas à 100%.

1 – Changer nos habitudes ? Chiche !

Des participants prêts pour une transformation des mobilités.

« Problème de la transition entre le monde d’aujourd’hui et celui de demain avec les VSC » (Toulouse)

« Le VSC doit être une vraie révolution et faciliter la réduction du parc de véhicules personnels. » (Rennes)

« Changer les mentalités et la loi va être difficile et long. » (Toulouse)

Qu’est-ce que le développement des véhicules autonomes vous inciterait à faire ?

55% « pratiquer davantage le partage d’un véhicule, mis à disposition par une collectivité, une entreprise ou des particuliers, moyennant rétribution »

40% « ne plus posséder mon propre véhicule »

37% « pratiquer davantage le partage de trajets »

23% « pas de changement des pratiques »

2 – Des bénéfices individuels…

Un véhicule qui doit apporter des avantages pour les citoyen-ne-s.

Que feriez-vous à bord d’un VSC pour vos trajets quotidiens que vous ne pouvez pas faire aujourd’hui ?

63% « profiter de leur temps de trajet pour se reposer, fermer les yeux, lire un livre »

34% « gagner en confort (certitude de place assise, sentiment de sécurité) »

23% « faire connaissance, discuter avec les autres personnes présentes »

« Toutes les 2 heures, je m’endors au volant (surtout sur longue distance avec de nombreuses heures d’autoroute), donc j’ai besoin d’un VSC. »  (Sophia Antipolis)

« Je serai libéré des contraintes de la conduite. La liberté. » (La Rochelle)

« Gagner du temps ? Ce n’est pas prouvé. » (La Rochelle)

« Liberté de déplacement supprimée, avec le plaisir de conduire qui va avec. » (Rennes)

3 – … mais aussi collectifs  !

Les participants ont des attentes concernant la réduction des inégalités face à la mobilité notamment, mais aussi en termes de baisse de la congestion des routes et de libération de l’espace.

« Les gens respectent-ils les véhicules qui ne leur appartiennent pas ? » (La Rochelle)

« Désencombrement des routes, fluidité. » (La Rochelle)

« Efficacité d’un système collectif (réservation..) : blablacar, ça marche ! ; oui et non, on n’a pas de garantie. » (Toulouse)

« Les handicapés, les personnes âgées peuvent vraiment profiter de ces voitures autonomes. » (Toulouse)

73% pensent que les VSC doivent d’abord profiter aux personnes ayant des difficultés pour se déplacer

22% s’opposent à ce que cette technologie soit réservée aux plus riches

4 – Une peur exprimée sur le modèle économique

« Un véhicule sans conducteur : une voiture de luxe ? » (Sophia Antipolis)

« Augmenter le prix des voitures pour empêcher la congestion. » (Toulouse)

« Une partie de la population ne pourra pas s’offrir ce luxe . » (Sophia Antipolis)

« Il faudrait que les premiers bénéficiaires soient les PMR et les personnes loin de la mobilité, mais le coût fera que les premiers seront les riches. » (Toulouse)

5 – Une préoccupation forte pour l’environnement

44% pensent qu’il faut sortir du tout-voiture pour des raisons environnementales principalement.

La préservation de l’environnement se hisse en troisième position des bénéfices attendus (41%).

50% pensent que l’Etat doit « imposer des contraintes fortes en matière environnementales (usage d’énergie, recyclage et déchets, usage des ressources) ».

« La voiture autonome doit-elle être forcément électrique ? Comment « assurer » la source d’énergie dans ce cas ? (nucléaire, charbon, hydrogène…). » (Toulouse)

« L’espace aérien doit être protégé, c’est un bien commun. » (Sophia Antipolis)

« Mais à mettre en perspective par rapport au gain écologique et à l’avenir de la planète. »  (La Rochelle)

« Est-ce une solution aux problèmes écologiques ? » (Toulouse)

6 – Une sécurité sur les routes accrue ?

Dans les progrès attendus : l’amélioration de la sécurité routière pour 53%.

« Il n’y aura pas de sécurité totale. » (Sophia Antipolis)

« Le passage VSC ne diminue pas nécessairement la sécurité (changement de causalités d’accidents). » (Sophia Antipolis)

« Comment gérer une panne dans les airs ? » (Toulouse)

« Cela va réduire le risque d’accidents. » (Conflans)

7 – Quel accès aux données ?

« Danger de piratage des systèmes. » (Sophia Antipolis)

« Cybersécurité va être un risque majeur. » (Toulouse)

« Les données sont déjà utilisées. » (La Rochelle)

« Aspect géolocalisation : on va être tracé et on saura où vous êtes. » (La Rochelle)

40% des participants souhaitent que l’Etat encadre l’usage des données personnelles.

Qui doit avoir accès aux données générées par les VSC ?

49% « les utilisateurs doivent pouvoir choisir qui a accès à leurs données, et avoir accès eux-mêmes aux données les concernant »

37% « les pouvoirs publics et les organismes publics de recherche, sous forme de données anonymisées »

20% « les utilisateurs doivent pouvoir choisir de vendre leurs données pour payer tout ou partie de leur recours aux services de mobilité, ou de les garder privées »

18% « aucune donnée ne doit être accessible »

8 – Qui va dorénavant assurer les véhicules ?

Selon vous, qui devrait être tenu de se couvrir par une assurance d’usage du véhicule sans conducteur ?

48%  « Le propriétaire (particulier ou fournisseur de services) »

38%  « Le constructeur du véhicule »

35%  « Le fabricant du logiciel de conduite »

20%  « Le service en charge du réseau de communications entre les véhicules »

 « En cas d’accident, qui est responsable ? » (Conflans)

« Les assurances continueront-elles à assurer les anciennes voitures (plus accidentogènes) ? » (Sophia Antipolis)

« Sur la responsabilité (assurances : qui doit se couvrir ?) Pourquoi contracter une assurance si je ne contrôle pas le véhicule ? » (Conflans)

« Assurance : fabriquant du véhicule ou gestionnaire de l’infrastructure. » (La Rochelle)

9 – Des véhicules aériens ? Une alternative à la mobilité au sol

« Pour tous les services d’urgence, c’est une bonne idée. » (Sophia Antipolis)

« Est-ce un besoin réel ? Pour les véhicules de secours oui. Pas d’utilité pratique sur 3 km -> plutôt vélo. » (Rennes)

« Bien pour les Alpes-Maritimes, pour passer au-dessus des collines. » (Sophia Antipolis)

« Couloirs aériens… Comment cela va-t-il se passer ? Déjà, drones compliqués. » (Conflans)

L’arrivée des véhicules aériens sans conducteur peut s’accompagner de progrès variés. Quels sont les avantages que vous en attendriez en priorité ?

51% « Davantage de facilité d’interventions d’urgence »

42% « Réduction de la congestion sur les routes et de la place dédiée à la voiture sur l’espace public »

34% « Attractivité renforcée pour des territoires aujourd’hui peu accessibles »

25% « Limitation des accidents sur la route ou en ville »

10 – Le rôle de l’Etat et des collectivités ? Expérimenter et réguler !

Comment les autorités locales doivent-elles agir en priorité ?

59% « Prévoir les évolutions d’emploi et engager un programme de formation de tous les métiers impactés et des métiers nouveaux qui vont apparaître »

52%  « Créer les conditions du déploiement des véhicules sans conducteur : infrastructures adaptées (routes équipées de capteurs par exemple) »

51% « Informer de manière la plus objective possible la population des enjeux, des réalisations, des opportunités et des menaces que cela représente »

37% « Suivre de manière rigoureuse les effets environnementaux et sur la santé des personnes de cette révolution technologique »

« Le pouvoir public doit avoir un rôle régulateur. » (Toulouse)

« Le revenu universel : débat sur comment mettre ça en place. » (La Rochelle)

« Les collectivités territoriales doivent être les « pilotes » du déploiement des véhicules autonomes. » (La Rochelle)

« Préférence d’avoir un service fourni par la métropole plutôt que par des entreprises privées. » (Toulouse)

11 – Quid de la reconversion des emplois ?

« C’est à la politique d’aider à la reconversion des chauffeurs. » (Toulouse)

« Évolution rapide des métiers : peut-être une opportunité ; et plus de métiers liés aux loisirs. » (Sophia Antipolis)

« L’arrivée de la voiture autonome, avec un fort impact sur le travail moins qualifié. Elle devra aussi favoriser la réduction d’inégalités (sociales et économiques). »(Toulouse)

« Y a-t-il un lien entre robotisation et rendement économique ? -> Perte d’emploi. Comment prépare-t-on la société à cette évolution ? » (La Rochelle)

59% des participants souhaitent un programme de formation pour tous les métiers impactés ainsi que pour les métiers qui vont apparaître, qui devrait être mis en place par les autorités locales, c’est la première priorité pour elles estiment-ils.

43% estiment que des conséquences fortes sur l’emploi (localisation, perte d’emploi, mutation d’emploi) constitueraient une détérioration dans leur vie quotidienne dans le cadre de l’arrivée des VSC.

12 – La confiance dans la machine

« Il y aura débat sur l’éthique associée à la mise en œuvre des véhicules autonomes, incontournable. » (La Rochelle)

« La question de la confiance est centrale. »(Conflans)

« La plupart des décisions humaines ne sont pas raisonnées. »(Toulouse)

« Le fait de dépendre d’un tiers pour se déplacer est une entrave à l’autonomie ». (Toulouse)

Pour en savoir plus sur la composition du panel et les résultats brut du jour J, cliquez   ici !

Les résultats ont également été présentés au salon InOut à Rennes, le 16 Mars 2018.